Une Diva à Sarcelles
Avec tendresse, l’auteur (Virginie LEMOINE) brosse la personnalité d’une artiste lyrique qui se retrouve au chômage et sur le point d’être expulsée après une carrière médiocre. Son pianiste est là, en permanence à sa disposition, qu’elle dirige grâce à la télécommande de sa chaîne. Les voisins, eux, n’apprécient guère ses vocalises...
UNE DIVA A SARCELLES est donc un spectacle musical, mais aussi réellement joué que la voix est talentueuse. Mise en scène et jeu des comédiens parviennent à ce résultat étonnant qu’on finit par se glisser dans la tête de cette diva de cuisine. On ne voit pas le temps passer, et si on commence par sourire, on ne tarde pas à rire à chaque paralogisme, fourvoiement ou aberration.
Les comédiens sont parfaits dans leur rôles : la cantatrice (Brigitte FAURE) qui en fait juste ce qu’il faut de trop pour déclencher l’hilarité, le gardien (Pierre-Jean CHERER) qui évoque parfaitement et la discrétion et la tendresse, l'experte en psychiatrie (Marie CHEVALOT) qui réserve bien des surprises, et le pianiste (Jozef KAPUSTKA) enfin qui joue le rôle de l’artiste révolté d’être aussi instrumentalisé.
Ecrit et mis en scène par Virginie LEMOINE, assistée de Marie CHEVALOT
Avec Brigitte FAURE, Pierre-Jean CHERER, Marie CHEVALOT et Jozef KAPUSTKA
Décors : Grégoire LEMOINE et Benoît AFNAÏM
Accessoires : Lou GUERIN et Xavier Potier
Costumes : Christine CHAUVEY et Virginie LEMOINE
Bande-son : Daniel VALDENAIRE
Lumière : Robert CATENACCI
Musique : Gounod, Dvorak, Haendel, Bizet, Astor Piazzolla, Ralph Carcel et Philippe Olive, Mozart, John Kamber, Offenbach, Gluck, Jean-Samuel Racine, Alain Bernard, Charles Aznavour